Dimanche 8 juin 2008 7 08 06 2008 01:28
Le film à voir !

La nuit dernière, 2h00 du mat', je n'avais rien à faire (enfin si, je pouvais jouer à RockBand mais maux de gorge oblige, le massacre musical aurait été bien pis que les fois dernières).
Alors j'ai regardé ce vieux film de 1951 réalisé par Elia Kazan avec Marlon Brando (JEUNE ET BEAU) et Vivien Leigh (en blonde, bizarre).
Quand je parle d'un Brando jeune, je devrai même ajouter que c'était son premier film, même le rôle qui l'a révélé puisque ce film est une adaptation d'une pièce de Tennessee Williams où il jouait déjà le rôle principal.

Blanche DuBois (Vivien Leigh), descendante d'une vieille famille du Sud, arrive chez sa soeur Stella qui a épousé Stanley Kowalski (Marlon Brando), ouvrier d'origine polonaise dans le quartier français de la Nouvelle-Orléans. Blanche est  séduisante, mystérieuse. Stanley est rude, sensuel. Les manières de l'un déplaisent fort à l'autre et vice versa. Mais il y a une attirance sous jascente entre les deux tout au long du film.
Stanley cherchera à déceler tous les secrets de Blanche tandis que celle-ci tentera de se lier à un ami de Stanley, Mitch.
Je ne révélerai pas la suite des événements, mais Blanche poursuivie par son passé sombre lentement du début à la fin vers la folie.

Vivien Leigh est simplement parfaite dans ce rôle. On dirait une Scarlett O'Hara  déchue, ayant perdue sa combattivité. Les rôles sont très différents mais il y a toujours cette idée de fille de bonne famille du Sud séductrice et souffrante. La performance de Leigh est telle qu'on se sent mal à la fin du film.
De même pour le grand, le beau Marlon Brando. Son personnage est complexe, on ne sait le classer. Est-il détestable, juste ? On ne peut en décider réellement grâce au jeu du futur parrain.

Ce film était à l'époque une petite révolution dans la façon de tourner et surtout dans la facon d'exprimer les pulsions sexuelles des protagonistes.
Il y a tout un jeu d'oppositions et d'attirances entre les deux acteurs principaux, de contraste. Blanche est presque toujours présentée dans la pénombre mais habillée de couleurs claires et au teint pâle tandis que Stanley, plus souvent à la lumière, est en couleurs plus sombres. L'une est un personnage éthéré, aux mouvements très légers, très précieux, faisant peu de bruits, parlant doucement. L'autre n'est que bruit et fureur, rire fort, véritable matière.
C'est très intéressant de voir le film dans cet optique.


Cela me choque toujours la mauvaise couleur qu'ils ont fait à cette pauvre brune.
 

Enfin bon, il est 2:32, je devrai m'endormir pour de bon, mais une chose est sûre :
Regardez ce film, ou alors  Autant en emporte le vent, parce que Scarlet et Rhett, c'est tellement mignoooooonnnnn.


Petite pensée de dernière minute sur ce cinéma de l'âge d'or de Hollywood.
Je trouve que les cinéastes de l'époque et surtout Alfred Hitchcock savaient mieux mettre en valeur la femme au point de la rendre presque irréelle ou surréelle. Objectivement, il n'y a pas de raisons pour que les actrices de nos jours soient moins belles que celles des années 50. Mais quand je compare Scarlet Johansson et Grace Kelly. La dernière me semble au-dessus. 
Qu'en pensez vous ?

Par GhengisK - Publié dans : Cinéphile Ghengis
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Dimanche 8 juin 2008 7 08 06 2008 00:44
Me voici à nouveau foulant le sol d'argile de notre belle Provence, ou plutôt les trottoirs
marseillais, ou plutôt la pelouse neuve de mon jardin (et oui ! mon jardin n'est plus cet espace post-moderne fait de terre et de cailloux).

Mon court séjour à Londres a été passionnant. Je ne voyage pas souvent en Europe, encore moins dans le nord. Ma vision moyenne de la ville européenne est une ville latine, un peu sale, avec des gens parlant fort et des fous du volant...
J'ai adoré Londres et tout ce qui en fait une ville du nord, et encore plus ce qui en fait une ville monde. New York, autre ville monde, est enthousiasmante, excitante par ses foules courant dans tous les sens, ses hauts buildings, sa démesure. Londres a comme New York cette sensation d'être à un point névralgique mondial avec tous les avantages que l'Europe apporte par rapport aux Etats-Unis. Tous ses quartiers différents donnent un aspect humain à une ville gigantesque ! On se sent presque dans une petite ville quand on arpente Portobello Road. L'architecture de la ville est géniale, si différente de notre Paris Haussmannien ou de notre Aix du XVIIe siècle (toutes deux tres biens aussi). Westminster palace a quelque chose de surréaliste dans la finesse de la façade.
Enfin, ce ne sont que des impressions éparses et des réactions vis-a-vis de mes souvenirs.
Rien de transcendant, ni d'utile.
Mais d'un autre côté, je suis là pour écrire des futilités pour me divertir, non ?

Alors Londres, c'est cool, il faut y aller ! (ou comment tomber bas dans sa prose)
Toutefois le voyageur potentiel devra avoir un compte en banque en béton ou une rigueur budgétaire digne de Maggie T.
Parce que cela n'a pas été mon cas. Je ne suis pourtant pas une dépensière irresponsable.
"soupir"
Le coût de la vie est vraiment beaucoup plus élevé et les tentations envers une jeune fille légèrement fashion victim et mordue de déco  et de vintage  sont grandes, démoniaques même. Parce qu'à Londres : IL Y A UN URBAN OUTFITTERS DE TROIS ÉTAGES.... ARRRRRRRRRRGH.

conclusion personnelle du voyage : mettre de l'argent de côté tout au long de l'année,
                                                                 demander de l'argent de poche fixe à d'autres membres de ma famille que mes                                                                     parents,
                                                                 TRAVAILLER,
                                                                 éviter l'Angleterre avant un bon moment le temps que mon banquier oublie et                                                                      que moi aussi, j'oublie.
                                                                 parler de mes problèmes sentimentaux français aux débiles étrangers qui me                                                                      draguent dans un  bar est une bonne façon de les faire fuir (mouhahaha).
                                                                 le RU c'est funky et je vais arrêter d'utiliser cet adjectif et aussi "enfoiré" et                                                                              "débile")





Par GhengisK - Publié dans : Narcissique Ghengis
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 05 2008 03:03
Je n'aime pas faire mes valises, attendre l'heure du départ, vérifier que rien n'a été oublié. Car de toute façon, j'oublie toujours quelque chose. Il faudrait que je fasse un oubli rituel pour empêcher d'oublier un objet important pour mon voyage comme par exemple mon passeport ou mon adaptateur de prise pour ce pays qui n'est pas foutu de faire comme les autres adhérents à l'Europe. L'originalité, l'individualisme prônés par les Britanniques sont peut être leur plus grande force, mais quand il s'agit d'Europe, c'est juste une facon de plus de tirer une balle dans le pied de l'Union...

Enfin, je divague là.

Après avoir pesé, réfléchi, défait et refait ma valise, elle est prête. Je suis prête, mais ce n'est juste pas l'heure pour partir. Et pourtant je voudrais deja être là-bas, voir d'autres horizons et tous ces anglosaxons courir comme tous les habitants de villes mondiales.

Bientôt, bientôt.
Et pendant ce temps j'écoute London Calling pour éviter d'être justement original.
Par GhengisK - Publié dans : Narcissique Ghengis
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Mardi 27 mai 2008 2 27 05 2008 19:18
Monumenta est une initiative créée en 2007 qui consiste à inviter un grand nom de la sculpture contemporaine sous la verrière du Grand Palais. L'hôte de ce lieu magique a alors pour charge de créer une oeuvre dans cet espace. La première édition a été un véritable succès publique et critique.

Cette année était invité l'américain Richard Serra. Son oeuvre est faite de sculpture en acier gigantesque où les personnes peuvent carrément entrer dans la sculpture... Conceptuellement, c'est intéressant, il propose aux visiteurs de vivre son oeuvre. C'est beau, c'est terriblement contemporain. Un peu comme Yves Bonnefoy lorsqu'il nous demande de ne pas chercher le sens de sa poésie mais de vivre le sens. Bon j'arrête l'ironie sur ce sujet. Mais disons que je suis toujours sceptique sur les grandes phrases conceptuelles que fournissent les artistes de nos jours. TOUTES les oeuvres, de n'importe quel courant sont à vivre, à ressentir, non ? On n'a pas besoin de comprendre le russe pour se sentir chaviré dans Eugene Oneguine.


C'est donc sceptique que je payais mon billet pour entrer dans la nef du Grand Palais.


Le décalage entre la promenade proposée par Serra faite d'acier et de béton et le fer forgé XIXe était une réussite. L'un mettait en valeur l'autre, il me semble. Techniquement, sa sculpture faite de hauts panneaux étroits plantés dans le béton du sol était étonnantes.

Mais je dois hélas avouer mon philistinisme, je n'ai pas vraiment été "saisi de vertiges" face à ces panneaux, cela n'a pas bouleversé ma notion de l'espace comme me l'indiquait la fiche informative remise a l'entrée (qui ressemblait plus à un mode d'emploi des réactions que tout visiteur lambda devrait avoir qu'à une quelconque fiche explicative).

Monumenta 2008 n'est pas une fumisterie complète, mais on est un peu décu du résultat après avoir lu tout le packaging culturel créé autour...
Et pourtant c'est beau ! Et la verrerie est aussi magnifique.

Pour plus d'informations : link
Par GhengisK - Publié dans : Cultivée Ghengis
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