Mercredi 23 septembre 2009 3 23 09 2009 17:03
Cela fait deux ans que j'observe les ERASMUS, maintenant j'en suis une, kind of. La légende dorée de ce statut est bien méritée. C'est juste wirklich awesome. Je m'amuse là à mélanger les langues parce que c'est vraiment ce qui nous arrive tout le temps dans la Babel chinoise. Ma classe est composée d'Allemands, d'Italiens, de Canadiens, d'Anglais, de Coréens, de Japonais, de Malaisiens et d'une flopée de Russes. On pourrait penser que la langue commune à tous serait l'anglais. C'est un peu plus compliqué que cela. Les Asiatiques ne parlent que très mal l'anglais, on mixe alors souvent avec le chinois, car il arrive qu'ils le parlent sans l'écrire et donc se retrouvent dans mon niveau avec un oral en chinois plus varié que le mien. Mes deux Italiens parlent francais parfaitement et s'amusent à me parler dans ma langue. Mon voisin de table québecois s'embrouille tout le temps entre l'Anglais et le Francais. Je m'amuse à parler Allemand, de temps à autre. Cela donne un effet ruche assez réjouissant.

Il n'empêche que nous les Français ne savons vraiment pas nous y prendre. Il y a beaucoup, beaucoup d'Allemands à Shanghai. Souvent, ils étudient à la Tongji University. Cette université a un lien spécial avec l'Allemagne, la Bundesrepublik a aidé à financer les locaux. Ainsi, beaucoup d'étudiants allemands ont des facilités pour venir étudier ici. Brillant, simple, efficace... Pourquoi on ne fait aps ce genre de choses ?!


Question triviale mais ô combien importante : Napolitain ou Munichois ?
A suivre, un article d'auto-célébration pure de moi-même sur les lois du marché appliquées à la drague etudiants étrangers.
Par GhengisK - Publié dans : Oisive Ghengis
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 09 2009 16:05
L'art, c'est ce qui nous permet de nous révéler à nous mêmes, nous les artistes, les spectateurs, les collectionneurs. L'artiste produit ce que ses entrailles recèlent et s'expose à la vue de tous. L'observateur regarde son reflet dans le miroir que deviennent les oeuvres. Le collectionneur par l'exercice perpétuel de son goût définit de plus en plus sa personnalité. Vague souvenir de philo. Même si la matière me passionnait, je n'étais pas une championne, je présente donc ici mon petit raisonnement du soir.

Je me définis l'art comme cela, un moyen de se connaître soi même, d'apprendre sur soi-même, d'évoluer par cette connaissance peut être. Etrange exercice qui fait que l'aria de Bach me fait fondre en larmes pleine de nostalgie et de regrets, là où mon coloc se sent d'attaque pour le ménage en l'écoutant.

Voyager, c'est un peu parcourir la grande Galerie qu'est le musée monde pour en apprécier les chefs d'oeuvre. Aussi, on pourrait dire que le voyage est par essence un art quoiqu'il arrive et que le fait d'observer toute la beauté du monde nous enseigne quelque chose, même quand on ne sait pas le définir. On ressent beaucoup de paix devant un paysage féerique.

Mais un art du voyage ? Je n'ai pas lu, chère Hanoa, l'édito, Google ne m'a pas sauvé la mise cette fois-ci. Je suppose que l'article voulait dire que le tourisme de masse dénaturait le sens du voyage en le mettant au niveau de l'usine : un jour, un millier de touristes en short vont a Venise, prennent trois photos, retournent sur la bateau, et paf ! le lendemain en Croatie, puis en Grèce, puis en Turquie. Pas le temps de s'imprégner d'un lieu, de la culture locale, et de son ambiance générale. Ou alors peut être que le tourisme de masse modifiait le monde plutôt que de modifier le voyageur, cf. les chaînes d'hôtel/bar d'immeuble, la mondialisation du backchich...



C'est vrai et en même temps, cela ne l'est pas. Faire un circuit réglé, chronométré, c'est un peu perdre cet aspect sentimental du voyage, celui qui qui te permet ton introspection, ta carthasys par l'art, l'expérience du monde en s'enfoncant dans un monde nouveau, un peu comme les Occidentaux qui partaient en voyage aux XIXe et debut XXe siècles. Mais ceci peut être un choix, comme cela peut très bien ne pas l'être. L'art du voyage comme on se l'imagine très souvent est une vision assez élitiste, il demande du temps et/ou de l'argent. Peu de gens peuvent se permettre de partir plus de 15 jours dans n'importe quelle destination.
S'imprégner de l'exotisme, rencontrer l'autochtone,... cela a pas mal de relents néocolonialistes (ai-je un point godwin pour ce mot ?). Des expats m'ont trop prise pour une baroudeuse de choc parce que je mangeais des raviolis achetés dans la rue : "Cela doit être une expérience trop folle, trop authentique !"... "Euh non, c'est juste pratique, bon et pas cher". Histoire que j'aime encore moins, parce que maintenant que je la raconte, j'ai l'impression aussi de me la raconter comme baroudeuse, alors qu'il n'y a rien d'extraordinaire à avaler un truc qui n'est ni un ver, ni des sauterelles, ni fermenté bizarrement ou pas cuit... bref, passons.
Quand on a un budget de tant et un certain temps de vacances, quitte à partir loin, il me semble raisonnable de faire un circuit, plutôt que de zoner dans une même ville. L'expérience de la beauté émergera toujours, même dans une situation de tourisme de masse. Les colosses d'Abou Simbel sont toujours aussi magnifiques et qu'importe le nombre d'allemands en short qui se pressent autour.

L'art du voyage pour moi c'est une finalité qui peut se retrouver qu'importe la recette. Pour certains, comme l'auteur de l'édito, c'est peut être de se prendre pour Indiana Jones ou
Alexandra David Neel. Même si on peut dire que le voyage en touriste de masse est plus un divertissement que de l'art (société du spectacle quand tu nous tiens !).


Par GhengisK - Publié dans : Cultivée Ghengis - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 09 2009 11:17
Pensée brève :
Obama n'est pas parfait, il utilise aussi des gros mots. Quel scandale, à quand l'impeachment ?

Plus sérieusement, je cherche dans ma tête et je me demande si Internet a réellement ce pouvoir qu'on décrit partout dans les journaux, est-ce que les hommes politiques avaient plus de marge de manoeuvre avant la 3G et le web 2.0 ?
Après tout, on a déjà eu Chirac et ses accidents de micros européens (« Qu’est-ce qu’elle veut encore, la ménagère, mes couilles sur un plateau ? »).
Mais est-ce la même chose ? L'"abruti" d'Obama, c'est un peu comme prendre une citation au vol de quelqu'un dans la rue et la poster direct au vu et au su de tout le monde. Enfin, c'est comme cela que je vois l'incident, il parlait avec des journalistes de manière informelle, un journaliste d'une autre chaine a twitté le mot... Je ne connais Kanye West que pour ses dérapages, mais le président peut penser ce qu'il veut d'un de ses concitoyens. 

Et puis ce qui marche pour nos politiques, va pour nous aussi, internet, c'est un peu un Big Brother collectif. C'est dommage. Il n'y a plus aucun droit à l'erreur. Et pendant ce temps là, mon grand frère regarde les photos prises par un portable de moi saoule...

Après ces platitudes, zaijian !
Par GhengisK - Publié dans : Oisive Ghengis
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 09 2009 15:58
Une idée merveilleuse à partager !

Au coeur de Puxi, la rive ouest de Shanghai et son centre traditionnel, se trouve People Square, une place d'une taille respectable : c'est plus un petit parc qu'un square en réalité.
Aujourd'hui, envie de marcher, de me mêler aux foules, et de respirer ce bon air, lourd de pollution et d'humidité, qu'est l'air shanghaien. Alors je propose à mon coloc d'amour de nous dégourdir les gambettes quelques heures dans ce square, situé à dix minutes de chez nous.

En nous promenant, nous arrivons sur une placette ombragée où des chinois nous parlent en Anglais et nous bombardent de questions. Il y en avait d'abord un, puis deux, puis trois, puis neuf ! Mon coloc dans un coin, moi dans un autre avec une dizaine de chinois chacun à bavarder de toute sorte de choses en Anglais. Je trouvais cela amusant, mais surtout très étrange : je n'avais jamais vu autant de Chinois en même temps parler si bien Anglais !

Puis on m'a donné l'explication. Il s'agissait de l'English Corner de People Square. Un endroit où les gens se retrouvent pour parler Anglais tous ensemble.

Nous avons sympathisé avec deux étudiantes chinoises de la même université que nous. Elles nous ont proposé de manger avec elles. C'était l'occasion de voir comment deux jeunes de notre âge passaient leurs soirées. Le dimanche soir est une soirée très prisée pour sortir pour les Chinois. Tout est ouvert, tout le monde est dans les rues. Nous les avons donc suivi sous terre pour découvrir un véritable centre commercial sous le square. Les Shanghaiens sont très fiers de leur cuisine, épicée, cuite à la vapeur et par là très saine. Mais s'il est une franchise qui a bien réussi son implantation ici, c'est Kentucky Fried Chicken. Comme Armand et moi sommes hyper conciliants, nous les avons suivi dans ce temple du fade et du frie. "Et dire que tu râlais à midi parce que tu trouvais ma cuisine trop grasse ?!". Mon ami m'avait cuisiné une omelette aux pommes de terre avec des boulettes de viande ! Ce n'est pas ce que j'appelle de la nourriture saine et je voudrai manger plus couleur locale... Après avoir risqué une crise de foie et un diabète entre trois chicken wings, nous nous promenons dans ce monde sous terrain. Des Km d'échoppes proposant des perruques, des serres tetes multicolores, des noeuds noeuds en ruban, des robes dignes du Japon, et tout plein de jeunes marchandant leurs achats. C'était très sympa d'apprendre de ces deux filles. Elles étudiaient l'anglais, l'une voulait aller au Canada, se trouver un copain, avoir un tatouage, l'autre voulait rester à Shanghai le plus près de sa famille, épouser un Chinois traditionellement et menait une vie paisible. Deux visages de la Chine ? Le plus amusant était que la première, Serena, était très timide, introverti et silencieuse, la seconde, Summer, était très expansive, fluide dans son expression, tourbillonante.

Il faut que je me trouve un nom chinois, le mien est trop compliqué pour eux, mais pas facile. Un nom qui ressemble au mien phonétiquement et ne signifie rien ou une signification amusante ?
Par GhengisK - Publié dans : Ghengis 去上海!
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 09 2009 18:34
Alors que je parcourais distraitement le blog www.poptronics.fr, une autre grande découverte de mon gourou ès web 2.0, thibautthomas.com, j'ai été étonné par un billet sur un groupe nommé Girls. Groupe sans filles, mais ce n'est pas ca qui a attiré mon regard.

Christopher Owens, membre du groupe, serait une espèce de Jarod du réel. Il a vécu toute son enfance de communauté en communauté des enfants de Dieu (la secte des années 60 où ont été élevés aussi les frères Phoenix). Amusant à savoir mais ce n'est pas cela qui m'ait vraiment donné envie de chercher un moyen d'écouter leurs morceaux au travers de cette merveileuse blague qu'est internet en Chine.
Une voix à la Elvis Costello disent les poptronics : ça, ça m'intéresse, j'adore pump it up.

Le son me fait penser à certains rock américain des années 50/60, Beach Boys ou Buddy Holly (et là je suis contente parce qu'en relisant l'article du blog, c'était les réf qu'ils donnaient, bon, ok, j'arrete l'autocélébration).
Il y a un côté Glasvegas aussi je trouve, mais ce n'est peut être pas une référence, rock de Glasgow, quoi. Elvis Costello.
Par GhengisK - Publié dans : Cultivée Ghengis
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