Lundi 7 septembre 2009
Plus d'une semaine en Chine et je n'ai pas l'impression d'avoir fait grand chose... La faute aux papiers.
On se plaint souvent de la lenteur ou de l'hermétisme de nos administrations publiques... La Chine c'est pareil, mise à part que pour le coup, il n'y a vraiment aucune communication possible avec le fonctionnaire chinois. C'est comme regarder quelqu'un à travers une vitre sans teint insonore. C'est ma faute, je parle mal Chinois. Seulement, ils demandent énormément aux étrangers une fois arrivé sans trop leur permettre de communiquer. De temps à autre, on a un interlocuteur anglophone... enfin... pratiquement.

Pour s'installer en Chine en tant qu'étudiante durant un an, il faut :
_ remplir en France une demande d'inscription à un programme d'université et attendre que ceux-ci envoient une lettre d'invitation et le fameux formulaire JW202 (ou 201).

_ demander au consulat de Chine le plus proche un visa d'entrée dans le pays, valable 30 jours, à changer sur place en permis de résidence.

_ une fois en Chine, si on reste à l'hôtel, c'est sans soucis, le concierge se charge de nous inscrire à la police. Mais une fois dans la nature sauvage avec son contrat de location signé (ça c'est une autre histoire), il faut aller s'inscrire à la police, c'est-à-dire aller voir un officier avec son contrat, son passeport/visa, des photocopies. Dans mon cas, il fallait avant ça aller à la fac demander une autorisation de vivre hors campus. On aura alors une autorisation temporaire.

_ Temporaire car notre visa doit être transformé en permis de résidence.

_ Là c'est drôle. Il faut passer un examen médical. Alors cette partie est très controversée. J'ai cherché longtemps sur internet. Doit-on la faire en France ? Doit-on attendre d'être en Chine ? C'est très flou. Perso, je l'avais faite en France, j'avais amené mes electrocardiogrammes, mes bilans sanguins. Cela m'a servi à que dalle. La dame de l'université n'a même pas regardé, elle m'a demandé de tendre mon bras et a rempli quelques éprouvettes. Bloodsuckers ! Enfin, la règle, c'est la règle. Qui sait ? En deux semaines, j'ai peut être été touchée par l'immaculée MST. (je suis à ce stade de l'épreuve).

_ Après si tout va bien niveau résultat (pas de lèpre, pas de SIDA), on doit donner notre passeport à l'université, ils le gardent dix jours pour y coller un permis de résidence. D'après un ami, s'il reste moins de dix jours sur le visa temporaire de 30 jours, c'est foutu. (gros coup de stress). Enfin, je crois que c'est ca.


Car c'est le gros problème ici. Personne n'a la même version de ce qu'on doit faire exactement. C'est très stressant. Qui vivra verra !

Pour le moment, j'ai un appart, mon sweet coloc et un chapeau cloche.
Par GhengisK - Publié dans : Ghengis 去上海!
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Vendredi 28 août 2009
Je suis arrivée hier matin dans le Paris de l'orient. Beaucoup de fatigue. De tentative désespérées de trouver un agent immobilier libre et des apparts à visiter dans des endroits sympas. Le premier appart que j'ai vu était dans l'un de ces bouges...
Internet ne fonctionne pas très bien. Les agents immobiliers ne peuvent pas rappeler nos téléphones français.

Tout cela est très galère. Mon coloc a eu un vague moment de doute.

Mais Tout ira bien, aujourd'hui on est plus ne forme et 5 apparts à visiter c'est pas mal.

Zeijian.
Par GhengisK - Publié dans : Ghengis 去上海!
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Mardi 25 août 2009
Je l'ai dit, des choses folles se passent quand je suis dans le coin....

De retour vers mes hôtes, ils me présentent de nouveaux Français (New York, une nouvelle Louisiane ?). Un mec me dit :

"Alors comme ca, t'es Parisienne ?".
Réflexe chauvin, un peu voire extrêmement brutal (dépend de l'alcool) : " Non ! Je suis Marseillaise et j'étudies à Aix en Provence." "Non ? Tu déconnes ! je suis Aixois."
Great... Je pars à l'autre bout de l'Atlantique, fuir mes lieux hantés par un Aixois puant... pour retomber sur un Aixois puant. Sourire de façade certifié ultrabright. " Ah bon ? C'est trop fou !"
"Oui d'ailleurs si t'es en deuxieme année de sciences po, ca veut dire qu'on a surement des amis communs, j'ai un pote du lycée qui est de ta promo et..."
Mon coeur s'emballe, envie de hurler, regards de côté. Mon ami n'est pas loin, je coupe l'aixois, me jette sur mon ami, lui dit un truc du genre, il fallait absolument que je le dise maintenant, me retourne vers le monsieur aixois qui ne connait pas des aixois fréquentables "Désolée, non je ne crois pas, je ne connais pas dans ma promo de véritables aixois de souche".
"Ah, pourtant, c'est quelqu'un que l'on remarque..."
"non non, je t'assure. Et sinon ? Tu viens souvent ici ? Comment connais tu mes amis ?"


L
a situation de crise était passée. Je ne voulais pas entendre prononcer le nom du gars que je fuis sans cesse.


Une rencontre amusante :
J'étais dans le métro, une jeune blondinette commence à me parler. Elle fait un voyage en longeant la côte Est des US, elle est de l'Utah. Une de ces américaines si propres sur elles que nous semblons nous pauvres Françaises complètement sorties de la fange des trottoirs ou de quelque bordel. Deux grands yeux bleux, un sourire simple et franc, un air de douceur si sucrée que j'avai, en la regardant, le même serrement de gorge que lorsque je mange un cheesecake triple chocolate. On bavarde sur nos projets chacune. La ligne de metro etait longue. A la fin, elle me dit
"Je souhaite te faire un cadeau, parce que même si je ne te connais pas, je sens que tu as bon coeur".
J'ai gagné une bible mormonne.

Washington Square par temps de forte chaleur.

Une fois, je me balade dans Washington Square. Là deux mecs regardent au soleil des négatifs 120mm, comme mon Diana !! Je vais vers eux, de manière hésitante " Bonjour ! Où les avez vous fait développer s'il vous plait ?" Les Deux mecs me dévisagent longtemps. Est-ce mon accent ? Aie-je dit des conneries en Anglais ? Je ne suis pas timide la plupart du temps, mais là c'était deux grands gaillards tatoués aux avant bras et avec un air un peu.. sombre (brouillard dans leurs tetes ou méchants ?).
En fait, non, de manière très gentille, ils me donnent le renseignement et me souhaitent une bonne journée.
Deux jours après, c'est le soir, je sors avec mes Froggies, on va dans un bar open bar de East Village. L'un des deux mecs était là. Il s'approche vers moi "Hey ! Haven't we met before ?". Le lendemain, je traine ébahi d'admiration dans la section photographie du MoMA "You girl sure like photography". C'était encore lui. C'est facile, je reconnais un charmant visage quand j'en vois un, surtout quand il a un grand dessin de roses entrelacées et autres trucs sur l'avant bras. Mais bon, pareil, le type juste passe en me disant trois mots et s'en va. Une apparition. C'est très charmant.
Sauf que je l'ai encore revu...
Autre bar, Lower East Side. Dernière rencontre. Je vais directement lui parler.
" Ne trouves tu pas étrange que dans une ville aussi grande, on se croise autant ?" "C'est normal, je te suis" "What ?" (façon gardien du pont de the Monty Python) "Non, je déconne, je ne sais pas, c'est du pur hasard, mais t'es facile a reconnaitre quand on te croise" (et lui alors ?!). La discussion continue, avec difficultés, il y a du bruit, beaucoup de monde. Il me propose de venir à son appart, voir son travail de photo...
L'histoire s'arrête là. C'aurait pu être encore plus fou, mais je ne devais pas quitter mes amis et mon gentil hôte de ce soir-là. Et puis, je l'ai dit, j'aime quelquefois juste laisser le champs des possibilités ouvert. De multiples suites auraient pu en résulter...
Et puis ça m'arrive d'être raisonnable.

Par GhengisK - Publié dans : Oisive Ghengis
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Lundi 24 août 2009
10 jours aux US avec un sac de marin, des semelles de cuir, des petites robes, un sens du social network et un beau sourire (orthodontiste, je t'aime). Ca peut être passionnant, mais c'est long à raconter. Je vais parler par bribes de temps forts, et de temps forts improbables, car comme le dit toujours mon Bro "Il t'arrive toujours de ces trucs, si j'en avais pas vécu avec toi, je n'y croirai pas".



J'ai pris mon billet d'avion sur un coup de tête. A moitié abrutie par la monotonie ambiante d'une Marseille estivale fuie par l'essentiel de ses citoyens. "J'aimerai que tu puisses voir cela, c'est tellement fou" J'ai pris au mot ce souhait, transformé le conditionnel en indicatif. On ne plaisante pas avec un Khan défoncé. Quand il n'y a aucune action, les mots prennent un poids qu'on n'ose imaginer.

Je débarque dans la capitale de l'idéal américain, sa capitale impériale. Premier rebondissement, mon amie, censée m'héberger durant le séjour ne peut m'accueillir que deux nuits. Son contrat de collocation est stricte. Je suis trop fatiguée pour m'occuper de ce problème. Je préfère prendre une douche, me changer et arpenter Canal Street. Marcher dans les rues de Chinatown en fin d'après midi est très entraînant. Les échoppes débordent sur des trottoirs bondés, emplis de touristes à l'affût de la bonne affaire contrefaite. On entend parler  anglais, chinois, français, si bien que je me demande si je ne suis pas déjà à Shanghai. Mon amie est partie, elle avait quelque chose à faire ce soir, sans moi. Je passe au plan B de la soirée. J'appelle mon autre contact. Un camarade d'école plus vieux de deux ans, en stage au consulat. Je ne le connais que très peu. Mais c'est un sciences po, et un membre du club oeno, nous sommes des étrangers dans une grande ville : cela vaut une longue camaraderie. Il me propose tout de suite un dîner au café Lalo, "bon, bobo, pas cher, dans l'upper west side".
Des briques rouges au mur, une décoration inspirée d'un café autrichien, des cheesecakes qui tiennent en respect, le café Lalo est une merveilleuse adresse. Je rencontre alors 3 expatriés, des Français adorables. On discute, on rit, de choses et d'autres c'est la France avec un petit côté plus libre. C'est ce qui arrive toujours quand des étrangers se retrouvent dans un lieu qui n'est pas le leur, entouré de gens qui ne les connaissent ni ne les comprennent.
Au détour d'une conversation, j'explique mon souci de logement. No Problem. Mon ami a un cousin in town, il a une grande chambre d'hôtel à partager, il suffit que je paie la moitié. Une des filles me dit qu'après le départ du cousin, elle peut elle aussi me prêter un lit chez elle. Je serai en France, je dirai que c'est un plan foireux et qu'il ne faut pas le faire. Mais je suis toute excitée à faire ce voyage façon Ant
oine de Maximy allégée.

La société du spectacle continue avec nous faisant nos gossips girls dans un ta
xi fonçant droit vers le Piano's, bar du Lower East Side. J'ai l'impression que les New Yorkais aiment leurs coins jeunes, branchés, très vieux, très décrépis et très sales. Je ne m'en plains pas. Le Piano's qui est même référencé dans certains guides touristiques est une bonne adresse. Les toilettes étaient une expérience en elle-même. J'ai un peu quitté mon ami, son cousin et leurs copines pour parler un peu avec les autochtones. J'adore parler à de total inconnu sans aucuns espoirs de les revoir. On parle, dit deux ou trois choses plus ou moins drôles, on laisse le champs des possibilités aussi ouvert et étendu que possible et on ne fait rien pour le restreindre, le clôturer en disparaissant aussi sec.


Rires, clopes, gin à flot, belles robes, brillants, il régnait une atmosphère à la Fitzgerald, avec cette certaine pointe de décadence qui flotte dans ce non sens de plaisir.
Longues marches ereintantes, rencontres improbables, discussions sans fins sur des sujets hasardeux, Kerouac était un modèle, sans parler de mon manque chronique d'argent et mon sens du grattage qui me rapprochait du Hobo de luxe.
Et puis, j'ai vu des Patrick Bateman partouuuuuuuuuuuuuuut !!!!!!!

Par GhengisK - Publié dans : Oisive Ghengis - Communauté : émotions
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Vendredi 7 août 2009
Ce projet me semble amusant, une femme, une petite robe noire, 365 manières de la porter.








Je pique une image.





Les résultats sont parfois surprenants, j'adore.


THE UNIFORM PROJECT.




Sinon un lien qui m'a été envoyé par un ami quand je lui ai dit que je partais aux US quelques jours : This is why you're fat.
Par GhengisK - Publié dans : Imagée Ghengis
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