Samedi 4 juillet 2009
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13:40
Il y a quelques temps, un ami de ma famille ancien dirigeant d'une branche d'une importante firme américaine avait fait un voyage en Iran. Il y avait trouvé un pays résolument urbain avec une
bourgeoisie ouverte sur le monde extérieur, des entreprises modernes attendant la normalisation du pays avec l'Occident. Ses contacts lui expliquaient qu'ils attendaient la fin de Ahmadinejad, que
même les mollahs accepteraient un peu de changement et ne soutenaient pas le président. Il me semble que si les mollahs acceptaient un peu de changement, ils ont du se rendre compte que le peuple
en demandait plus que ce qu'ils n'imaginaient et ont rallié le président réélu.
Je suis émerveillée par le courage de ces Iraniens qui manifestent pacifiquement et continuent ces jours-ci malgré que le monde s'en soit désintéressé pour lui préférer la question existentielle de
la garde des enfants Jackson...
Il ne faut pas cesser de penser à ces gens qui se battent pour que leur grand pays ait enfin sa place dans le monde libre !
La révolution iranienne doit se finir comme la nôtre, par le rejet de la Terreur par le peuple !
Par GhengisK
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Dimanche 21 juin 2009
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2009
13:25
Il y a quelques jours, l'affluence de mon blog a explosé.
Pourquoi ?
Parce que j'ai écrit porno dans un article.
J'étais juste morte de rire. Les gens ont du être déçu...
Porno, c'est aussi un livre de Irvine Welsh, une sorte de suite à Trainspotting, un peu plus centré sur le personnage de Sick Boy.
Sympa. Très oral comme bouquin, à lire en anglais, j'imagine, parce que le français perds le parler écossais des personnages de Leith.
Mais aussi très drôle à faire : lire Porno dans un espace public d'un air tout à faire sérieux.

Avec une couverture comme ça en plus, ça paie.
Bref, je vais faire un petit test.
Et si j'écrivais porno plein de fois. Y aura t-il hausse phénoménale de mes visites ?
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Par GhengisK
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Dimanche 21 juin 2009
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2009
00:59
Sade et Salinger.
F.S. Fitzgerald.
Voilà les références qui tombent quand on s'intéresse à Bret Easton Ellis.
L'un des auteurs américains les plus intéressants de la fin du XXe siècle. Le lire, c'est se sentir un peu sale, un peu dégouté, porté par la folie où tombe toujours ses personnages. Mais en même
temps, c'est très addictif.
Baroque par ses situations, ses personnages, épuré dans le style.
Gossip girl et autres Ugly Betty peuvent se cacher, le monde de la mode et des upper east siders n'est jamais aussi bien écrit que dans les romans de Ellis. Ces romans sont d'ailleurs très
cinégéniques, Moins que zéro, les Lois de l'attraction, American Psycho ayant été tous adaptés. (J'ai une préférence pour le dernier qui doit être le meilleur roman).
Victor Johnson est la "bête qu monte". Mannequin en fin de carrière, il participe à la création d'une boite de nuit, est en couverture de Youthquake, sort avec le supermodel Chloe Byrnes, saute la
copine de son patron. Mais le scénario de sa vie peut comme il le dit lui même à tout moment changé... Et ce scénario idyllique va complètement être chamboulé.
Le roman est composé en deux parties, la première posant le décor et le personnage, nous assommant de VIP, de marques de luxe et de dialogues surréalistes, la seconde décrivant la véritable action
du roman. Victor se retrouve au milieu d'un complot politique, ou terroriste, ou les deux. Ou alors c'est son esprit qui est un peu dérangé. Il y a manipulation. Mais est-il manipulé par
les autres ou par lui-même ?
Les éléments étranges du roman commencent dès le
début. Victor dit souvent qu'il n'était pas là où on lui dit l'y avoir vu. Et pourtant... on va jusqu'à lui montrer des photos de ces événements avec lui dessus. Photomontage ? Schizophrénie ?
Mensonges ?
On ne sait jamais qui dit la vérité ni où est la vérité dans ce que l'on lit et ce flottement entre raison et folie s'accentuent de plus en plus.
Les scènes de sexe et de mort sont décrits avec précision histoire de nous faire réagir et nous troubler encore plus avec l'insanité grandissante du comportement de Victor. Il utilise toutes les
perversités de notre société pour en faire la critique. L'anomie des personnages principaux de ses romans se retrouve chez Victor. Ce mal être inguérissable qui nous pousse à faire n'importe quoi
et à ne pas vraiment en connaître la raison.
C'est un peu le "i don't know why I did this, I'm just fucked up" de Prozac Nation.
J'avoue ma faiblesse sur les interprétations de la fin... C'est une lecture passionnante et éprouvante à la fois. Ne disant pas tout des tenants et des aboutissants de l'histoire, Ellis nous laisse
une grande part d'interprétation.
Chez Ellis, il y a du Salinger pour l'acuité de sa peinture de personnages perturbés, il y a du Sade pour ses descriptions absolument scandaleuses et perverses de corps torturés, mutilés et très
sexuels, il y a enfin du Fitzgerald pour la virtuosité avec laquelle il parle de cette certaine société américaine, mondaine et parvenue.
Par GhengisK
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Vendredi 19 juin 2009
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2009
11:29
BURB.
Non ce n'est pas du Klingon.
Ni une langue slave.
Ni un gazouilli de bébé.
Ni une onomatopée.
C'est un magazine qui traite d'urbanisme en Chine. Enfin plus qu'un magazine parce que sa partie internet est très interactive et permet à beaucoup de s'exprimer sur le modèle d'urbanisme chinois
en construction. Croissance démographique élevée, problèmatiques environnementales, croissance économique, crise à part, importante, espaces à restructurer, envie de devenir un leader culturel : la
Chine possède de nombreux éléments rendant ses questions d'urbanisme des questions passionnantes.
Il existe de nombreux modèles d'urbanisme portés en leur temps par des politiques (le baron Haussmann), des architectes (Le Corbusier) ou des scientifiques. Mais aucun ne peut vraiment s'appliquer
à la société chinoise qui par ses questions de gigantisme a besoin de nouvelles solutions.
Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir que le thème de l'exposition universelle de Shanghai sera "a better city, a better life".
La Chine cherche à créer son modèle. Elle y met beaucoup de moyens.
Le site burb.tv est une pépinière en la matière.
Sinon, mon professeur de géographie humaine tient un blog très intéressant : villeschinoises.com .
Par GhengisK
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Mardi 16 juin 2009
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2009
19:08

C'était une carte du monde dans le bureau des relatiosn internationales de ma fac.
Par GhengisK
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